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... ... ... 29/05/2011

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Ceci est un Blog de Fictions YAOI TWC-NR, principalement AU
Suite de Guess-MiniFic-YaOi

Ya-Verein-Oi FanClub
Sommaire


Ce blog est sous ©Copyright Officiel
 
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Guess' ® Bael ® _____
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Tags : Accueil - Bael ®

... ... ... S o m m a i r e ... ... ... 29/05/2011

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__________ Type non défini


_______________ __ « Love Bullets »

______________________ Prologue
______________________ Chapitre o1
______________________ Chapitre o2


__________ One/Two/Three/Four Shots


_______________ __ « Better Days : Ultima Ratio »

______________________ Partie o1
______________________ Partie o2

_______________ __ « Oculos Habent Et Non Videbunt »
______________________ Suite de Better Days

______________________ Partie o1
______________________ Partie o2
______________________ Partie o3


_______________ __ « Ta Lumière fut, ainsi soit-il »

______________________ Partie o1
______________________ Partie o2
______________________ Partie o3
______________________ Partie o4

_______________ __ « Les Grands Chemins »
______________________ Pour la Ya-Verein-Oi

______________________ Partie o1
______________________ Partie o2
______________________ Partie o3
______________________ Partie o4


__________ MiniFictions


_______________ __ « The Ties That Bind »
___________________ Les liens qui nous lient ne sont trop serrés que quand on leur résiste ...

************************* Chapitre o1 . . . Chapitre o6 . . . Chapitre 11
************************* Chapitre o2 . . . Chapitre o7 . . . Chapitre 12
************************* Chapitre o3 . . . Chapitre o8 . . . Chapitre 13
************************* Chapitre o4 . . . Chapitre o9 . . . Chapitre 14
************************* Chapitre o5 . . . Chapitre 10 . . . Chapitre 15


_______________ __ « Sono Hana, Yunīku De Oishii »
___________________ Combler ses propres désir égoïstement, sans en assumer les conséquences...

************************* Chapitre o1 . . . Chapitre o6 . . . Chapitre 11
************************* Chapitre o2 . . . Chapitre o7 . . . Chapitre 12
************************* Chapitre o3 . . . Chapitre o8 . . . Chapitre 13
************************* Chapitre o4 . . . Chapitre o9 . . . Chapitre 14
************************* Chapitre o5 . . . Chapitre 10 . . . Chapitre 15


_______________ __ « The Spirit Of Pandora »
___________________ J'étais excité comme un gosse à l'idée de pouvoir à nouveau courier, sentir
___________________l'herbe et le sable sous mes pieds et me déplacer sans aucune aide.


************************* Prologue
************************* Chapitre o1 . . . Chapitre o6 . . . Chapitre 11
************************* Chapitre o2 . . . Chapitre o7 . . . Chapitre 12
************************* Chapitre o3 . . . Chapitre o8 . . . Chapitre 13
************************* Chapitre o4 . . . Chapitre o9 . . . Chapitre 14
************************* Chapitre o5 . . . Chapitre 10 . . . Chapitre 15


_______________ __ « Habibi »
___________________ Il paraîtrait que l'Amour ne puisse naître de la contrainte ...

************************* Chapitre o1 . . . Chapitre o7 . . . Chapitre 13
************************* Chapitre o2 . . . Chapitre o8 . . . Chapitre 14
************************* Chapitre o3 . . . Chapitre o9 . . . Chapitre 15
************************* Chapitre o4 . . . Chapitre 10 . . .
************************* Chapitre o5 . . . Chapitre 11 . . .
************************* Chapitre o6 . . . Chapitre 12 . . .


_______________ __ « Húsfreyja »
___________________ Vìll n'avait rien d'exceptionnel. Vìll parlait aux dragons et avait reçu bien
___________________ des cadeaux incroyables de son ami Sille, Chef des Noirs à Cornes.
___________________ Non, vraiment, Vìll n'avait rien d'exceptionnel. C'est pourquoi il fut plus que
___________________ surpris quand son village fut envahi par une horde de Vikings à la recherche
___________________ du Chuchoteur ...


************************* Chapitre o1 . . . Chapitre o6 . . . Chapitre 11
************************* Chapitre o2 . . . Chapitre o7 . . . Chapitre 12
************************* Chapitre o3 . . . Chapitre o8 . . . Chapitre 13
************************* Chapitre o4 . . . Chapitre o9 . . . Chapitre 14
************************* Chapitre o5 . . . Chapitre 10 . . . Chapitre 15


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Bael ® _____
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Tags : Sommaire - Bael ®

... ... ... « Better Days : Ultima Ratio » ... Two Shot O5 ... ... ... 20/11/2011




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_____ Titre : « Better Days : Ultima Ratio »
_____ Type : Two Shot
_____ Genres : AU, Guimauve, Lemon, Dark, NCS
_____ Inspiration : Better Days - Ayo



Note : Ceci est la suite de Better Days : Vae Soli
Il vous faut impérativement avoir lu ce One shot avant de commencer votre lecture !

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Partie o1
Lost & Found
 
Écriture : 2O Novembre 2O11
Publication : 2O Novembre 2O11

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« Tom, Chéri, j'ai besoin d'argent pour ... »

Un seul regard meurtrier suffit au tressé pour qu'Alanna, sa femme, se taise définitivement. Elle fit demi-tour et quitta le bureau de son mari sans attendre son reste, refermant la porte dans un léger clic derrière elle, laissant Tom à sa conversation téléphonique.

Il n'était pas au courant pour ses petites escapades, n'est-ce pas ? Cela faisait plus de trois semaines à présent que Tom était d'humeur exécrable et qu'il ne la regardait même plus. Il prétextait une montagne de boulot interminable, mais Alanna commençait à se poser des questions quant aux vraies raisons de sa mauvaise humeur.

Elle soupira presque silencieusement et se dirigea vers sa chambre (et oui, depuis trois semaines, Monsieur faisait chambre à part !). Avec tout ça, elle n'aurait ni sa nouvelle voiture, ni ce superbe sac qu'elle avait aperçu en passant devant chez Vuitton. Ses épaules se voûtèrent et elle soupira encore une fois. Sa vie était misérable, mais elle savait ce qu'elle devait faire pour qu'elle le soit un peu moins ...

« Alcide, on pourrait se voir ce soir ? » Demanda-t-elle d'une voix mielleuse à l'un de ses nombreux amants dans le combiné de son téléphone après avoir refermer la porte de sa chambre.

...

De son côté, Tom Kaulitz était une fois de plus au téléphone avec son subordonné, Hans. L'avide et dépensière créature qu'était sa femme venait de fermer la porte de son bureau et l'homme s'apprêtait à répondre à la question que Tom lui posait une fois tous les 3 jours ; « Des nouvelles de Bill ? ».

« Non, Monsieur. Malheureusement, il n'a toujours pas utilisé sa carte de crédit. Par contre, j'ai pu avoir accès au nom des passagers pour les vols internationaux de cette semaine et Bill Trümper n'y figure toujours pas ; il n'a pas quitté le pays, Monsieur. »
« Mm, je m'en doutais un peu. Ses épargnes doivent être assez maigres, il n'a pas pu filer bien loin. Continuer à chercher dans les villes aux alentours et préviens-moi dès que tu as du nouveau. Hendrik et Paul commenceront à travailler sur cette affaire avec toi dès demain ; il FAUT le retrouver le plus vite possible. Me suis-je bien fait comprendre ? »
« Très clairement, Monsieur. Nous ferons au plus vite. Dès qu'il donnera signe de vie, que ce soit pour payer un achat ou activer sa couverture sociale, nous le saurons. »
« Très bien. A demain Hans. »
« A demain, Monsieur. »


Tom raccrocha et soupira longuement en se frottant le visage d'une main. Il appuya ensuite sur un petit bouton situé non loin du bord de son bureau. La porte s'ouvrit quelques secondes plus tard sur une femme d'âge mûre vêtue d'une robe longue de couleur sombre et d'un tablier.

« Annabelle, un whisky avec deux glaçons s'il te plaît, puis tu pourras te retirer. »
« Tout de suite, Monsieur. »


Elle posa une petite serviette sur son bureau, y disposa le verre à moitié plein, puis fit une légère courbette avant de reculer vers la porte.

« Bonne nuit, Monsieur. »
« Bonne nuit Annabelle. A demain. »


Une fois la porte fermée, l'éminent homme d'affaire porta le verre d'alcool à ses lèvres et en bu une gorgée mesurée avant de se laisser aller contre le dossier de son fauteuil de bureau en cuir. Même après plus de trois semaines, il n'arrivait toujours pas à réaliser que Bill avait fui, que c'était lui que Bill avait fui ! Il proposait une vie saine et sûre, sans contrainte ni soucis et l'androgyne le fuyait à toute jambe sans lui laisser le temps de lui exposer la vie qu'il pouvait lui offrir.

Mais Bill allait lui revenir, il en était certain. Pour l'instant, il tentait peut-être de se construire une petite vie simple et rangée, mais il suffisait qu'il fasse un faux pas (un retrait important à la banque, payer ses courses par carte de crédit, ciel ! S'il tombait malade et qu'il allait voir un médecin, Tom le saurait le lendemain !) et Tom le retrouverait et ça, Bill ne le savait pas.

L'homme finit son verre avant de se lever et d'éteindre sa lampe de bureau. Il était largement temps pour lui aussi d'aller se coucher. Demain serait un autre jour, un jour qui lui rapporterait peut-être son Bill ...

...

Mercredi 11, matinée

L'androgyne se mordit la lèvre en baissant les yeux vers la carte de banque qu'il tenait en main.

Sa réserve d'argent liquide était finalement épuisée et il avait finalement du entrer dans cette agence de banque devant laquelle il passait tous les jours pour aller travailler. Il soupira et avança d'un pas pour garder sa place dans la file du guichet. Il allait simplement clôturer ce compte qu'il avait ouvert dans une autre banque, en ouvrir un autre dans celle-ci et faire transférer son argent dessus pour pouvoir repartir du bon pied, sans devoir perpétuellement regarder derrière son épaule de peur de voir Tom surgir subitement de nulle part.

« Bonjour Monsieur. Que puis-je faire pour vous ? » Lui demanda l'employée de la banque avec un léger sourire qui le mit en confiance et lui donna la force de répondre.
« Je voudrais ouvrir un compte chez vous s'il vous plaît. »

...

Samedi 14, après-midi

Tom venait tout juste de finir son brunch en compagnie de l'un de ses plus gros collaborateurs quand son portable vibra dans la poche intérieure de sa veste de costume.

« A la maison Gabriel. »

Son chauffeur hocha une fois de la tête avant de remonter la séparation entre la banquette avant et la banquette arrière avant de démarrer et de s'engager dans la circulation plutôt dense de ce samedi après-midi.

« Oui, Hans. » Dit l'homme après avoir jeter un bref coup d'oeil à l'écran, puis avoir décrocher.
« Monsieur ! » S'exclama son subordonné. « J'ai de bonnes nouvelles ! »

Le coeur de Tom fit un bon dans sa poitrine et il se redressa dans son siège, l'expression de son visage changeant subitement de l'indifférence à l'intérêt le plus complet.

« Je t'écoute. »
« Monsieur Trümper a clôturé son compte, puis en a ouvert un autre dans une autre banque il y a trois jours, avant de dépenser une somme assez conséquente dans un magasin d'électroménager situé dans le centre de Flensburg, à la frontière du Danemark. Le propriétaire d'une station-essence à Schleswig, une centaine de kilomètres plus bas, m'a confirmé l'avoir vu. Il s'est arrêté pour prendre de l'essence et a payé en liquide, puis a demandé son chemin pour rejoindre l'autoroute vers le Nord en expliquant que son GPS venait de tomber en panne. L'homme lui a vendu une carte, un café, un bretzel et lui a fait son plein. D'après l'homme, c'était il y a presque un mois, mais il se souvient très bien de Monsieur Trümper car il avait une très belle Mustang Rouge. »


Tom soupira de soulagement en se laissant aller dans le siège de sa voiture de ville. Il approchait enfin du but.

« Excellent travail. Rien d'autre ? »
« Si, Monsieur. J'ai eu la chance de pouvoir voir les photos que le propriétaire de la station-essence a faites. »
« Et ? »
« La plaque de Monsieur Trümper est plus que visible sur plusieurs d'entre elles. Je l'ai donc relevée. L'homme m'a également fourni le nom exact du modèle de Mustang en question. »


L'homme d'affaire sourit grandement alors que son coeur battait la chamade.

« J'espère que tu l'as grassement remercié. »
« Bien sûr, Monsieur. »
« Combien cela m'a-t-il coûté ? »
« La dernière mensualité du prêt de sa nouvelle Mustang, Monsieur. 235¤. »
« Excellent Hans. Tu viens, encore une fois, de me rappeler pourquoi je t'ai engagé. »


Tom pu sentir son employé sourire quand celui-ci reprit la parole.

« Merci Monsieur. Une dernière chose ; Hendrik a pu avoir accès au registre civil de Flensburg et m'a fourni l'adresse de Monsieur Trümper. Je suis sur la route, je devrais y être dans environ une heure à présent. »

Le sourire de Tom s'élargit à nouveau.

« Appelle-moi en arrivant, je te dirais quoi faire. »
« Très bien, Monsieur. A plus tard. »
« A plus tard Hans. »


...

Jeudi 19, fin d'après-midi

Quand une superbe berline noire se gara au coin de la rue, Bill ne la remarqua pas en passant à côté les premiers jours, mais ce jeudi-là, en partant vers le club où il travaillait depuis un mois seulement, l'androgyne ne pu s'empêcher de se poser des questions sur cette voiture garée là tous les jours depuis le début de la semaine.

Il se mordit délicatement la lèvre inférieure et réarrangea son large col autour de son cou gracile. L'hiver approchait, ce n'était pas le moment de tomber malade. Perdu dans ses pensées, il ne vit pas un léger tourbillon de fumée s'échapper d'une des vitres complètement fumées à l'arrière du véhicule. S'il l'avait vu, il se serait probablement douté de quelque chose, mais il devait se l'avouer, depuis qu'il avait clôturé son compte en banque et acheté sa machine à laver, il se sentait beaucoup plus en sécurité et avait clairement commencé à baisser sa garde. Bill allait vite comprendre qu'il aurait du rester vigilant encore un bon bout de temps ...

En le regardant passer depuis l'intérieur confortable de sa voiture, Tom serra la mâchoire alors que son coeur rata un battement. Son Bill était juste là, toujours aussi beau, toujours aussi mince, toujours aussi élégant et sensuel. L'homme d'affaire expira la fumée produite par sa cigarette par la fente de la fenêtre ouverte et sourit légèrement. Bill ne le savait pas encore, mais ce soir-là, il serait de nouveau avec lui ; ils seraient à nouveau réunis, enfin.

...

La salle était bondée et les places devant le long bar de l'établissement ne désemplissaient pas, le piste de danse non plus. Bill jonglait habillement entre les différentes bouteilles, pompes et verres pour satisfaire les clients, sans se douter une seule seconde que là-haut, dans une des très prisées loges VIP, un homme à la fortune aussi grande que son influence le fixait d'un regard envieux et excessivement possessif.

Son Bill. C'était son Bill et il était venu le récupérer pour de bon.

Tom sourit légèrement en voyant Bill faire une légère pirouette pour éviter un de ses collèges alors que celui-ci se pressait vers l'autre bout du bar pour attraper un bac de glaçons. L'androgyne était superbe dans son petit polo noir, un jean sombre et moulant lui enserrant parfaitement les hanches et les fesses. Ses cheveux étaient relevés en une queue-de-cheval légèrement désordonnée, ce qui lui donnait un petit côté sauvage qui avait tant plu à Tom par le passé. Il se mordit la lèvre avant de tirer sur sa cigarette, la main qui se trouvait dans la poche serrant une petite boite en cuir contenant son premier vrai cadeau pour Bill. Premier d'une longue série, il le savait. Une fois qu'il se serait débarrassé d'Alanna, cette stupide pie avare et inféconde, il pourrait entièrement se consacrer à la superbe créature qu'était son Bill et ce, aussi longtemps qu'il le voudrait.

Tom se faisait déjà un véritable plaisir d'imaginer tout ce que Bill et lui allaient pouvoir faire une fois qu'ils seraient rentrer à Berlin ; escapades en amoureux, diners au chandelles, longues nuit d'amour torrides ... Oh oui, ils allaient pouvoir faire bien des choses une fois qu'il aurait ramener Bill là où il aurait du se trouver bien des semaines auparavant ; dans ses bras, dans ses draps, dans sa vie.

...

« Bill ! Ils ont besoin de renforts en haut ! »
« J'y vais tout de suite ! »
Cria l'androgyne en remplissant deux verres de Vodka pour une blonde bien intoxiquée.

Il lui tendit ses verres et lui offrit un petit sourire alors qu'elle gloussa en lui glissant un billet de 2O¤ dans la main, lui intimant rapidement de garder la monnaie avant de disparaître dans la foule.

Bill passa à l'arrière pour se rafraîchir rapidement avant de changer de polo ; le sien était trempé de sueur et son patron lui passerait un savon s'il ne faisait même que penser à se présenter dans cet état devant les VIP's de son club. L'androgyne retoucha rapidement son maquillage, avala une longue gorgée d'eau et se rua ensuite vers la volée de marche menant à la réserve derrière le bar du Lounge VIP.

« Oh Bill ! Super ! Je suis complètement débordée ici ! » S'exclama Agnès, une de ses collèges en train de servir frénétiquement une rangée de shot de Tequila.
« Comment puis-je t'aider ? »
« Tu peux finir ça s'il te plaît ? »
Lui demanda-t-elle en lui indiquant une commande à moitié prête et déjà installée sur un plateau. « J'ai déjà servi les deux rhum, il manque un Disarono on the rock, une eau plate et un grand Coca. »
« Ok, c'est parti ! »


Bill s'attela à la tâche et la commande fut rapidement prête. Agnès lui indiqua dans quelle loge il devait aller servir et l'androgyne emporta le plateau, se dirigeant sans le savoir, d'un pas rapide tout droit dans la gueule du loup ...

...

Hans l'avait vu passer derrière le bar, discuter rapidement avec sa collège avant de commencer à remplir les verres qui allaient se retrouver sur leur table.

« Patron. » Se contenta-t-il de dire.

Tom Kaulitz se détourna de la vitre fumée à travers laquelle il cherchait le bel androgyne des yeux. Hans lui fit un signe du menton vers le bar et les yeux de Tom se fixèrent immédiatement sur le corps svelte de Bill.

« C'est notre commande. » Dit simplement son subordonné, répondant à la question muette de son patron.

Leurs regards se croisèrent et Tom se contenta de hocher une fois de la tête avant d'aller s'asseoir sur l'une des longues banquettes de la pièce, s'enfonçant dans la pénombre pour ne pas faire paniquer le précieux jeune homme au premier coup d'oeil.

Hans murmura les ordres aux quatre autres hommes de main présents dans la loge avant de fixer la porte transparente de la pièce d'un regard on ne peut plus sérieux.

Bill entra dans la pièce un peu plus tard, inconscient des regards fixés sur lui et concentré sur son boulot, il déposa délicatement les différents verres sur la table avant de se redresser. Il n'eut pas le temps de faire un pas en arrière ou d'offrir un sourire que déjà, un sac était jeté autour de sa tête. On lui arracha son plateau des mains, lui lia les poignets dans le dos et le jeta en sac à patate sur une épaule musclée.

L'androgyne n'eu pas le réflexe de crier, il était complètement abasourdi et tétanisé par la situation. Son esprit tournait à mille à l'heure.

Etait-ce les hommes de Tom ou s'était-il encore fourré dans une situation invraisemblable sans le vouloir ? Il se mordit durement la lèvre quand un sanglot éclata dans sa gorge pour accompagner la ribambelle de larmes chaudes coulant à présent le long de ses joues. Il était complètement effrayé et incapable de se débattre. De ce qu'il avait aperçu, il y avait cinq, peut-être six hommes dans la pièce ; il n'avait aucune chance de s'en sortir. Il tenta tout de même sa chance, battant frénétiquement des jambes pour déstabiliser l'homme qui le portait, mais celui-ci se contenta de resserrer son bras autour de ses hanches et de tenir une de ses cuisses de son autre main, avançant toujours rapidement dans un dédale de couloir que Bill était sûr de ne pas reconnaître.

Il fut délicatement déposé sur une surface plus que moelleuse et entendit ensuite le claquement d'une portière de coffre. C'était définitivement un enlèvement. Il voulut essayer de remuer les jambes pour se redresser, mais découvrit bien vite que ses chevilles avaient été liées elles aussi.

Bill étouffa un nouveau sanglot avant de se laisser aller contre ce qui semblait être de gros coussin installés dans l'énorme coffre d'une voiture. Quand celle-ci démarra, il su qu'il ne pourrait plus revenir en arrière ; il était perdu.

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A Suivre ...

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Tags : Better Days : Ultima Ratio - Bael ®

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_____ Titre : « Better Days : Ultima Ratio »
_____ Type : Two Shot
_____ Genres : AU, Guimauve, Lemon, Dark, NCS
_____ Inspiration : Better Days - Ayo


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Partie o2
Of Misery, Folly & Despair
 
Écriture : 28 Novembre & O3 Décembre 2O11
Publication : O3 Décembre 2O11

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Bill avait fini par s'assoupir.
Malgré la peur et la nervosité, la fatigue l'avait rapidement rattrapé et il s'était endormi, bercé par les doux grondements du moteur du véhicule dans lequel il se trouvait.

Il ne s'était pas réveillé quand la voiture avait ralenti devant une énorme propriété. Il ne s'était pas non plus réveillé quand le chauffeur avait coupé le moteur, ou quand il avait été soulevé, retiré du coffre, puis transporté dans la villa. Il resta profondément endormi, comme si son corps mettait en marche un système de sécurité qui l'empêchait d'avoir peur, d'avoir mal.

Ce n'est que bien des heures plus tard que Bill s'éveilla enfin, et pourtant, il ne se sentait pas du tout reposé. C'était comme si toutes ces heures passées à dormir n'avait fait que le fatiguer encore un peu plus.

Il battit faiblement des paupières et se frotta les yeux à l'aide de ses poings avant de se redresser lentement sur un coude, baillant inélégamment. Ce n'est que quelques secondes plus tard, quand il reprit enfin pied avec la réalité, que l'androgyne se redressa entièrement dans le lit sur lequel il avait été étendu, et qu'il commença à s'affoler.

Le soleil se couchait à l'horizon, ce qui voulait dire qu'il avait dormi presque toute la journée dans un lit qui n'était pas le sien, dans une maison qui n'était visiblement pas la sienne. A qui appartenait cette maison d'ailleurs ?

Bill serra une fois les draps de soie entre ses doigts fins avant de quitter le lit, constatant avec consternation qu'il avait été changé et dénué de tout maquillage. Il se mordit la lèvre, le coeur battant la chamade. Ca ne lui disait rien qui aille, mais alors là, vraiment rien du tout ...

Il fit deux pas vers la première porte qu'il vit et son estomac se noua quand le visage de Tom surgit dans son esprit, il s'arrêta net. Il y avait tout de même de fortes chances qu'il soit derrière tout ça. Cette pensée ne fit rien pour le rassurer, que du contraire, elle le fit se crisper un peu plus. La présence de cet homme n'annonçait rien de bon, Bill l'avait compris depuis longtemps, mais le bel androgyne aurait dû se douter que cet homme richissime et influent ne le laisserait pas lui filer entre les doigts. Il aurait dû rester beaucoup plus vigilant pendant encore un long moment avant de se laisser aller à vivre cette nouvelle vie dont il avait tant rêvé. A présent, il se retrouvait de nouveau entre les griffes de cet homme qu'en fait, il ne connaissait pas si bien, pour il ne savait combien de temps. Tom ne le laisserait probablement plus sortir de sa maison, de sa vue ! Il allait se retrouver enfermer dans cette énorme villa, sans rien pouvoir faire à part éviter à tout prix Madame Kaulitz.

Bill se redressa et écarquilla les yeux. Madame Kaulitz. Cela faisait un moment qu'il n'avait pas pensé à elle. Qu'allait-il faire s'il la croisait par inadvertance ?!

D'eux-même, ses pieds le reconduisirent jusqu'au lit qu'il venait tout juste de quitter, avant que ses genoux ne le trahissent. Bill se retrouva assis sur le matelas moelleux et décida soudainement qu'explorer cette maison, et même cette pièce, n'était pas une bonne idée du tout.

L'androgyne se glissa à nouveau sous les draps et s'étendit, comme par réflexe. Il se mordit la lèvre et remonta les couvertures jusqu'à son menton tremblent.

Si elle sait qui je suis et qu'elle a une arme, rien ne pourra l'empêcher de me tuer, est la pensée qui lui traversa l'esprit et lui serra le coeur avant qu'il ne ferme à nouveau les yeux, vivement cette fois.

Non. Il ne pouvait définitivement pas quitter cette pièce.
Et s'il s'était donné la peine d'aller jusqu'à la porte, il aurait vite découvert que celle-ci l'aurait empêché de continuer son exploration. Elle était fermée à double tour.

...

Ce n'est que deux bonnes heures plus tard que Tom eut enfin fini de régler les derniers détails des papiers de son divorce. S'il voulait vivre paisiblement avec son Bill, il devait faire disparaître Alanna du tableau au plus vite. Sinon, Bill ne serait pas à son aise dans sa nouvelle maison.

Le tressé sourit à cette pensée avant de ferme la porte de son bureau derrière lui.

« Annabelle. » Dit-il calmement.
« Oui, Monsieur ? »
« Faites monter le diner pour mon invité et moi-même dans ma chambre. »
« Très bien, Monsieur. Ce sera fait au plus vite. »


Il se contenta de hocher une fois de la tête pour exprimer son contentement avant de se diriger vers ladite chambre. Il était largement temps qu'il aille voir comment son invité se portait.

Tom se mordit légèrement la lèvre tout en serrant la petite boite de cuir dans sa poche. Il allait enfin pouvoir lui offrir son premier véritable cadeau. Bientôt, il pourrait le faire littéralement crouler sous les paquets, mais ils n'en étaient pas encore là. Chaque chose vient à point à qui sait attendre ...

...

Le bruit de la clé tournant dans la serrure fit sursauter Bill. Ses yeux s'ouvrirent soudainement et son coeur se mit à battre la chamade, mais il ne bougea pas.

Celle qu'il reconnaîtrait bientôt comme Annabelle entra dans la pièce à petits pas et déposa précautionneusement un plateau contenant deux assiettes bien garnies sur une petite table pour deux postée près de la baie vitrée de la chambre. En entendant les bruits de vaisselle, Bill se redressa et se retourna subitement. Son souffle se coupa quand la vieille dame se tourna elle aussi vers lui.

« S'il vous plaît ... » Dit-il d'un ton plaintif.
« Oui, Monsieur ? »
« Aidez-moi à sortir d'ici ! »
S'exclama-t-il, la gorge serrée.

Le visage de la domestique se couvrit d'un voile de tristesse et son dos s'affaissa légèrement avant qu'elle ne prenne la parole.

« Je suis désolée, mais je ne peux pas faire ça ; Monsieur Tom ne l'autoriserait pas ... »

L'androgyne éclata en sanglots quand Annabelle se détourna pour retourner vers la seule porte donnant un accès extérieur à la suite ; les deux autres portes était probablement une salle de bain et un dressing, sinon, elles ne seraient pas entrouvertes. Il gémit faiblement de désespoir quand il entendit à nouveau la clé tourner dans la serrure.

...

Cinq petites minutes plus tard, la porte s'ouvrit à nouveau.
Croyant que la domestique revenait pour amener une chose ou un autre, Bill se redressa vivement et fixa la porte des yeux ; mais se fut une toute autre personne qui tourna la clé et passa le pas de la porte.

« Oh ! Pardon ! » Gloussa la jeune blonde qui venait d'entrer dans la chambre. « Je cherche Tom. »

Le coeur du brun se serra brutalement.

« I-il n'est ... Il n'est pas ici ... » Souffla-t-il en serrant les draps dans ses poings osseux.
« Oh, oui, tu as raison. Par contre, qui es-tu, toi ? » Demanda-t-elle, ses superbes yeux bleus se plissant soudainement en deux petites fentes menaçantes.

La bouche de Bill s'assécha en quelques secondes et il se redressa un peu plus, baissant les yeux sur sa posture compromettante. Des habits d'intérieur, les jambes sous les draps de soie, les cheveux partant probablement dans tous les sens et les yeux brillants de ses précédentes larmes.

« J-je ... » Eut-il à peine le temps de dire avant que la porte ne s'ouvre à nouveau.
« Alanna, qu'est-ce que tu fais là ? » Demanda une voix que Bill ne connaissait que trop bien.

Ses yeux se posèrent sur la porte et il pu enfin voir celui qui avait orchestré tout ça, celui qui avait contrôlé sa vie pendant tellement de temps et qui comptait encore la contrôler encore un long moment.

« He bien, je venais te voir et voilà ce que je trouve à la place ! » Siffla-t-elle en fixant son mari durement. « Je viens voir si tout va bien, si tu n'as besoin de rien et VOILA CE QUE JE TROUVE A LA PLACE !!! »

Tom se contenta de lui lancer un regard blasé.

« Comment vont Alcide, John, Blaise et les autres ? » Se contenta-t-il de demander avant de s'avancer vers le lit où Bill se trouvait, pétrifié sous les draps.

Madame Kaulitz se figea elle aussi avant de relever le menton bien haut.

« Si tu étais resté auprès de moi au lieu de travailler comme un forcené depuis le début de notre mariage, je n'aurai jamais eu besoin d'eux ! » Accusa-t-elle.

Tom s'arrêta, se tourna vers sa femme et lui lança un regard des plus sombres.

« Si je t'avais épousé pour toi, c'est ce que j'aurai fait, mais tu aurais te rendre compte dès le départ que toute cette mascarade n'était qu'un arrangement passé entre ton père et moi. Il savait bien que malgré sa fortune, personne ne voudrait d'une bécasse inféconde et dépensière comme toi. »

Les yeux du brun s'écarquillèrent et il posa une main sur son visage devenu encore plus pâle. Tom était si méchant envers cette pauvre fille alors que la seule chose qu'elle voulait faire était sauver son mariage. Il recula de lui-même contre la tête du lit et observa la scène du plus loin qu'il pouvait, se faisant tout petit.

Alanna recula brutalement, comme si Tom l'avait giflée.
Bête ? Oui, elle l'était probablement un peu. Dépensière ? Elle ne pouvait pas le nier, elle adorait les belles choses. Mais inféconde ? INFECONDE ! Elle ne l'était certainement pas !

« Je venais pour t'annoncer une nouvelle que je croyais bonne, mais je vois que ce n'est pas le moment ... » Souffla-t-elle avant de quitter la pièce, refermant la porte derrière elle d'un petit clic discret.

...

Un silence de mort régnait dans la pièce.
Bill n'osait pas bouger d'un poil alors que Tom vaquait à ses occupations.
Après quelques minutes passées ainsi, l'androgyne cligna lentement de yeux quand l'autre homme prononça son nom avant de lui indiquer la place vide en face de lui, à la petite table dressée près de la fenêtre de la chambre.

Bill se leva sans réfléchir, puis enveloppa vivement les draps autour de lui avant de se diriger vers la chaise encore vide, enveloppé dans sa toge de fortune. Une autre minute de silence régna alors que Tom commençait à manger et que Bill le regardait faire, sourcils froncés et lèvres légèrement pincées.

« Tu sais qu'elle voulait probablement te dire qu'elle était enceinte, n'est-ce pas ? »

Le tressé hocha une fois de la tête tout en avalant ce qu'il avait dans la bouche avant de se redresser pour pouvoir regarder le brun droit dans les yeux.

« Oui, je sais. Et ce n'est plus que probablement pas mon enfant. »
« Et si ça l'est ? »
Riposta instantanément Bill.

L'homme et le garçon se défièrent du regard pendant quelques secondes avant que le premier ne prenne la parole.

« Si c'est le cas, je m'en occuperai. »

Il avait dit ça d'un ton tellement détaché, à la limite de la froideur, que Bill savait ce qu'il avait en tête. Il allait lui faire signer des papiers de divorce, la faire avorter s'il s'agissait bel et bien de son enfant, puis la mettre à la porte sans remords aucun.

L'androgyne, scandalisé, ouvrit la bouche pour répliquer, mais Tom leva une de ses mains pour l'arrêter.

« Arrêtons de parler de ça. » Dit-il en souriant, soudainement beaucoup plus joyeux. « Parlons plutôt de toi. Comment est-ce que tu te sens ? Est-ce que tu t'es assez reposé ? Je pensais qu'on pourrait peut-être faire quelque chose ce soir. J'ai déjà fait amener des habits pour toi. » En reprenant sa fourchette qu'il garnit rapidement avant de la glisser entre ses lèvres.

Bill déglutit difficilement et grimaça, les larmes lui montant soudainement aux yeux.

« M-mais, si je suis parti, c'est que je ne voulais plus être ici ! Tu y as pensé à ça avant de me faire sauvagement enlever ?! »

Sa gorge se serra et il crispa vivement les poings autour du draps qu'il portait toujours avant d'essuyer rageusement une larme qui avait filé le long de sa joue pâle.

« T-tu ... Tu te permets de venir me chercher alors que je ne t'ai rien demandé, moi ! Je voulais juste repartir à zéro sans être obligé de danser autour d'une barre à moitié nu tous les soirs, sans avoir à coucher avec un homme que je n'ai pas choisi et qui considère ça comme du business !! »

Tout en mâchant lentement, Tom posa sa fourchette au bord de son assiette et jeta la serviette qu'il avait posée sur ses genoux sur la table, juste à côté de son assiette encore bien garnie. Il détourna ensuite le regard, plongeant ses yeux dans le superbe paysage se trouvant de l'autre côté de la vitre avant de soupirer.

« Bill, je pense que nous nous sommes mal compris. » Dit-il en faisant délicatement tourner le vin dans son verre. « Il n'a jamais été question que tu t'en ailles. Jamais. La seule chose qu'il m'a prise autant de temps pour te retrouver est le fait que tu n'aies pas utilisé de carte de banque ou de crédit pendant un certain temps. Où que tu te sois enfui, je t'aurai retrouvé à coup sûr. Il n'est pas question que tu t'en ailles. Pas maintenant, pas plus tard, jamais. A partir de maintenant, tu vis ici, avec moi et une fois que je me serai débarrassé d'Alanna, on se mariera. »

Il n'avait pas vu Bill lentement bouillonner en face de lui tout au long de sa petite tirade. Il ne l'avait pas vu serrer brutalement sa mâchoire. Il n'avait pas vu non plus l'intense brasier qui s'était allumé dans ses prunelles mordorées. Il fut donc légèrement surpris quand l'androgyne se leva brutalement, faisant tomber sa chaise et qu'il attrapa la première chose qu'il lui tomba sous la main, son verre de vin, avant de le jeter sur le tressé.

« JE REFUSE DE RESTER ICI ! » Hurla-t-il, des sanglots plein la voix. « JE NE MARIERAI JAMAIS AVEC TOI ! EST-CE QUE TU M'ENTENDS ?! JAMAIS J'AI DIT ! TU M'AS RENDU MALHEUREUX COMME JE NE L'AVAIS JAMAIS ETE AUPARAVANT ET MAINTENANT, TU ME FAIS ENLEVER ET TU VEUX M'EPOUSER ?!! IL N'EN EST PAS QUESTION ! JE REFUSE, JE REFUSE !! »

Le verre de vin ne fut que le premier objet d'une longue série à voler en direction de la tête de Tom. Bill continua à hurler frénétiquement, ses yeux devenant de plus en plus rouges au fur et à mesure qu'il s'empêchait de pleurer un peu plus longtemps.

Le tressé sourit légèrement et se leva, évitant habilement la fourchette que Bill venait de lui lancer et cacha du mieux qu'il pu son érection naissante tout en s'approchant du brun.

« Bill, calme-toi, ce n'est rien. Tu t'y feras très vite. »

L'androgyne gronda de rage alors que les larmes coulaient enfin sur son beau visage. Tom se lécha les lèvres avant de faire deux autres pas en avant, Bill recula pour garder une distance de séparation qui lui convenait tout en hoquetant violemment.

« Ne t'approche pas de moi. » Menaça-t-il d'une voix sombre. « Ou je me ferai un véritable plaisir de t'arracher la bite qui te sers de cerveau avec les dents. »

Tom sourit un peu plus. Oh oui, la bouche de Bill sur son sexe, ça faisait tellement longtemps ... Il se jeta en avant et attrapa l'androgyne par le bras, se collant à lui et lui arrachant sa toge de fortune avant de le jeter brutalement sur le lit. Il lui grimpa dessus et prit un malin plaisir à le bloquer à plat ventre alors que Bill hurlait à la mort.

« Tu es à moi Bill et à personne d'autre. Si j'ai envie que tu restes ici, tu restes ici. Et si j'ai envie de te prendre, je te prends. » Déclara-t-il en baissant vivement le boxer du brun d'une main, retenant les poignets de Bill de l'autre.

Tom attrapa du lubrifiant dans sa table de nuit avant de défaire la fermeture éclair de son pantalon, sortant son sexe déjà bien dur de sa prison de tissu avant de l'enduire rapidement de gel transparent. Il se lécha les lèvres alors que Bill appelait à l'aide en se débattant vivement, et écarta ses fesses à l'aide de ses doigts, admirant la vue pendant quelques secondes avant de plonger dans le corps du brun, sans hésitation.

Il rejeta la tête en arrière et ferma les yeux.
C'était tellement bon, tellement bon ...

Un mois sans ça et voilà à quoi il était réduit, mais maintenant que Bill était revenu, il comptait bien en profiter le plus possible et ce, à n'importe quel moment. Sa bouche s'ouvrit dans un cri silencieux avant qu'il ne retrousse le nez, bougeant lentement les hanches alors que Bill, étendu sous lui, était paralysé par la douleur.

L'affaire de Tom fut conclue en une histoire de minutes, une quinzaine tout au plus, mais pour Bill, c'était comme si une véritable éternité venait de s'écouler. Il resta là, pétrifié entre les draps de soie froissés par les mouvements violents de Tom et par ses poings osseux qui ne pouvaient se détendre et relâcher ce qu'il serrait entre ses doigts.

Bill sentit la douleur l'envahir, la nausée le conquérir à vitesse grand V, le sang s'écouler entre ses cuisses à une allure peu rassurante, puis enfin, le sperme de Tom tapisser son intérieur meurtri en de longues giclées qui intensifièrent sa nausée.

Tom prit le temps de calmer sa respiration pendant quelques secondes avant de désengager son sexe débandant lentement du petit corps étroit du brun. Il se lécha les lèvres et sourit, enfin comblé. Sous ses paupières lourdes, ses yeux observaient encore avidement le corps tremblant de Bill se crisper sous lui, le route vermillon de son sang s'écoulant sur les draps sombres. Il se baissa, embrassa délicatement sa nuque pâle et suante avant de se pencher à son oreille.

« C'est à toi que j'aurai du faire un gosse. Comme ça j'aurai été sûr que tu ne te serais pas enfui. » Lui susurra-t-il avant de se relever, de se rhabiller, puis de retourner s'asseoir à table et de finir son repas comme si de rien n'était.

Bill se couvrit vivement et se roula en boule sous le drap fin avant que de nouvelles larmes ne s'échappent sur les draps déjà tacher de son sang. Il se mordit la lèvre pour ne pas sangloter et serra les cuisses, comme pour retenir son sang, mais rien n'y fit, il pu continuer à le sentir s'écouler le long de sa peau meurtrie jusqu'à ce que Tom ne lui dise d'aller se laver avant d'aller se coucher.

Bill s'enroula vivement dans le drap souillé, n'aillant pas le choix, et se rua vers la salle de bain dont il verrouilla la porte le plus vite possible avant de s'appuyer contre celle-ci de tout son maigre poids. Les larmes se mirent à couler à flot alors qu'il mordait le drap pour s'empêcher de pleurer à voix haute. Tom l'avait brisé, c'était fini, il ne serait plus jamais le même.

Et malgré tout ça, il ne pouvait s'empêcher de penser à ce bébé grandissant dans le ventre de Madame Kaulitz. Si c'était celui de Tom, ce pauvre enfant ne verrait peut-être jamais le jour ...

...

Quand il ouvrit la porte de la pièce, une bonne demi-heure plus tard, les draps avaient été changé et Tom était étendu, à moitié nu, d'un côté du lit.

L'homme releva les yeux quand il entendit le cliquetis distinctif de la porte de sa salle de bain et lança un tendre sourire en direction de Bill. Bill, dont le corps meurtri le faisait encore beaucoup souffrir et dont les tremblements ne s'étaient que peu atténués.

« Je vais dormir dans une autre chambre. » Déclara l'androgyne à voix basse, sans croiser le regard de Tom.

Le sourire du tressé s'effaça instantanément et il se leva rapidement, se retrouvant en quelques secondes devant Bill qui lui, n'avait pas bougé de l'encadrement de la porte de la salle d'eau.

« Ne dis pas n'importe quoi. Nous serons bientôt fiancés, tu n'as pas besoin d'aller dormir dans une autre chambre. » Dit-il en lui caressant affectueusement la joue.

Les sourcils de Bill se froncèrent et de nouvelles larmes prirent place dans ses yeux, sur ses cils, le long de ses joues. Il se dégagea de la caresse du tressé.

« Je veux dormir dans une autre chambre. » Reformula-t-il un peu plus fortement malgré ses larmes.

Les doigts de Tom agrippèrent le haut de son bras fin et serrèrent durement ; Bill se contenta de se pincer les lèvres.

« Tu dors ici, un point c'est tout. »

Il l'entraîna ensuite vers le lit et le força à s'y étendre avant de se coller à son dos et d'embrasser chaudement sa nuque et son épaule. Seul le drap que Bill avait savamment garder enroulé autour de sa taille et son buste les gardait séparé et Bill su, en sentant le bassin de Tom se coller à ses fesses, qu'il ne dormirait pas cette nuit-là.


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